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Cimenterie Ash Grove

Les maires de Joliette et de St-Thomas appuient les lockoutés d'Ash Grove

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9 juillet 2022
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Marie-Eve Buisson
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Par Marie-Eve Buisson, Journaliste

Le directeur québécois d'Unifor Daniel Cloutier était présent jeudi dernier sur le piquet de grève des lockoutés de la cimenterie d'Ash Grove, accompagné de Pierre-Luc Bellerose, maire de Joliette et André Champagne, maire de St-Thomas qui sont venu appuyé le groupe en conflit.

Le directeur québécois a d'ailleurs pris parole pour dénoncer l'inaction du gouvernement dans ce dossier et que par ses inactions, le gouvernement favorise le « ciment scabé » et devient un acteur dans le détournement de sa propre loi anti-briseur de grève en participant au maintien du conflit.

Le syndicat Unifor rappelle que le ciment se compose à 90 % de clinker. Le clinker est une matière qui doit être transformée. Avant le conflit, ce produit était transformé par les membres d'Unifor. Depuis juillet 2021, le clinker est importé.

« Nous savons, de façon conservatrice, que depuis le début de l'importation du clinker, la compagnie a réussi à produire 500 000 tonnes de ciment, ce qui permet à des bétonnières de couler entre 2000 et 4 000 mètres cubes de béton. Ce ciment est présentement produit par des briseurs de grève dans la grande région de Lanaudière et c'est ce même ciment qui sert pour différents projets de la région, dont des projets gouvernementaux et des investisseurs institutionnels. Ça ne fait aucun sens »,  déplore Daniel Cloutier, directeur québécois d'Unifor.

Le dirigeant syndical a également indiqué que ce détournement de la loi anti-briseur de grève vient exacerber l'équilibre de force puisque Ash Grove ne serait jamais en mesure de maintenir son taux de production actuel s'il respectait l'esprit de loi anti-briseur de grève. 

Les maires Bellerose et Champagne sont d'ailleurs les premiers affectés par ce conflit dans leurs communautés respectives. Unifor souhaite travailler avec ces deux municipalités afin d'aider au dénouement du conflit qui perdure depuis maintenant 14 mois.

« Habituellement, ce n'est pas aux maires ou aux conseils municipaux à s'immiscer dans un conflit de travail, mais cela a assez duré! Ça affecte beaucoup trop nos communautés, et c'est pour cela que mon collègue de St-Thomas et moi sommes là aujourd'hui et nous avons offert à Unifor notre complète collaboration dans le dossier. Tout ce que la ville va pouvoir faire pour accompagner et soutenir les travailleurs, elle va le faire. Ce n'est pas des sous-traitants qui vont faire vivre la ville de Joliette », s'exclame Pierre-Luc Bellerose, maire de Joliette.

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