Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Projet de loi numéro 15 

L’APTS veut faire adopter les recommandations de la Commission Laurent

durée 16h00
3 décembre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) prendra soin de bien analyser le projet de loi modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse déposé aujourd’hui par le ministre Lionel Carmant, qui était fort attendu par les intervenants.

Elle en fera tout autant avec le plan de mise en œuvre des recommandactions de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ), présidée par Régine Laurent, qui a été présenté lors de la conférence de presse.

L’organisation déplore toutefois d’avoir été écartée du processus par la Directrice nationale de la protection de la jeunesse (DNPJ) alors que des sujets touchent directement les conditions de pratique et d’exercice de ses membres.

« La mise en place des recommandactions ne peut pas se faire unilatéralement, sans collaborer avec les représentant·e·s des intervenant·e·s en protection de la jeunesse, tel qu’indiqué dans le Rapport Laurent. Depuis des mois, nous demandons d’être partie prenante pour assurer le succès de cette opération. Ce sont nos membres qui auront à incarner les volontés du ministre et de la DNPJ. Nous avons tou·te·s le même objectif, celui d’assurer la protection des enfants les plus vulnérables. On nous demande un changement de culture sur le terrain, il en faut un également dans le gouvernement. Nous devons travailler ensemble », a mentionné Steve Garceau représentant national de l’APTS pour la région de Lanaudière.

L’APTS, qui représente la vaste majorité des intervenants à la DPJ, dans les centres jeunesse et dans les services de première ligne, constate qu’aucune place n’est prévue pour que la DNPJ et le Forum des DPJ prennent en compte les solutions provenant directement du terrain.

« Encore une fois, on semble écarter les intervenant·e·s en protection de la jeunesse de la prise de décisions qui viendront directement affecter leurs conditions de pratique, et donc leurs conditions de travail. Cette méthode de gestion, décriée entre autres par la CSDEPJ, ne favorisera pas la reconnaissance du travail de nos membres et ne va qu’accentuer le sentiment d’aliénation qu’ils et elles vivent depuis de trop nombreuses années. Les représentant·e·s des travailleur·euse·s en protection de la jeunesse doivent avoir leur place dans les instances qui prennent des orientations les concernant », selon Steve Garceau.

Dans les prochaines semaines, l’APTS poursuivra son analyse du projet de loi et du plan de mise en œuvre des recommandactions. Elle présentera ses propositions de modification lors de la commission parlementaire.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 27 mars 2026

Québec va affilier chaque Québécois à un CLSC pour améliorer l'accès aux soins

Chaque Québécois sera désormais affilié à un centre local de services communautaires (CLSC) de son territoire afin d'avoir une prise en charge près de son domicile. C'est ce qu'a fait savoir vendredi matin la ministre de la Santé en annonçant la Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne. «Pour concrétiser notre vision ...

Publié le 26 mars 2026

Des agriculteurs demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien

Des agriculteurs, des élus municipaux et des travailleurs d'Hydro-Québec unissent leurs voix pour dénoncer les projets d’implantation d’éoliennes en terres agricoles et demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien prévu au début du mois d'avril. Les terres agricoles n'occupent que 2 % du territoire québécois et pourtant, ...

Publié le 26 mars 2026

Les Québécois s'inquiètent du climat social actuel, selon un sondage de la CSQ

Les Québécois sentent que le climat social s’est détérioré dans les dernières années, selon un sondage Léger commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Les résultats, dévoilés jeudi, révèlent que 67 % de la population estime que le niveau de violence dans la société a augmenté par rapport à il y a cinq ans. Cette perception ...