Ça va au-delà des libertés individuelles selon le gouvernement
Refuser de porter un masque pourrait avoir de graves conséquences, rappelle Québec
Se disant conscient qu’un mouvement anti-masques semble prendre de l’ampleur actuellement parmi des personnes qui se disent brimées dans leur liberté individuelle, le gouvernement Legault leur a rappelé aujourd’hui que cela pourrait augmenter la propagation du virus et provoquer un reconfinement.
Interrogés à ce sujet, le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux Richard Massé et le ministre du Travail Jean Boulet n’ont pas évoqué de nouvelles sanctions possibles, mais ont souligné que cela va au-delà des libertés individuelles.
« On est conscient de la situation et c’est un des arguments qu’on a regardés avant de l’imposer, a indiqué Richard Massé. C’est pour ça qu’il y a eu beaucoup de discussions avant de l’imposer, qu’on a longuemement recommandé de le porter avant d’en arriver là, qu’on a insisté là-dessus. On est conscient que c’est un volet qui brime les libertés des personnes, mais il faut regarder l’autre côté de la médaille. Quand on met un masque, c’est pour protéger les autres contre le risque de propagation du virus. C’est une façon de protéger la communauté dans des espaces ou la distanciation n’est pas possible. C’est une responsabilité civique de demander à tout le monde de le faire. »
Le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique a précisé que le port du masque était maintenant respecté par environ 80% des utilisateurs des transports en commun, un nombre grandissant.
« Ça évolue positivement et c’est ce qu’on veut, a ajouté M. Massé. C’est toujours un difficile équilibre entre la liberté individuelle et la protection de la collectivité. Dans ce cas-ci, on ajoute un élément qui n’est pas si contraignant pour protéger tout le monde. Si on se retrouve avec une transmission accrue, c’est tout le monde qui va devoir payer avec le reconfinement, une perte d’activités sociales et économiques. C’est ce que personne ne veut revivre. »
Le ministre Boulet a de son côté affirmé que l’impact sur les libertés individuelles est légitimisé par la santé publique.
« La plupart des experts reconnaissent qu’il faut accepter ces motifs-là quand on priorise la santé de la population, a déclaré le ministre du Travail. On fait beaucoup de campagnes de promotion et il faut se préparer à une éventuelle seconde vague et atténuer le mieux possible des incidences humaines, sociales et économiques de cette seconde vague-là. C’est en se disciplinant collectivement qu’on va y arriver. »
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