Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ça va au-delà des libertés individuelles selon le gouvernement

Refuser de porter un masque pourrait avoir de graves conséquences, rappelle Québec

durée 14h27
15 juillet 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Se disant conscient qu’un mouvement anti-masques semble prendre de l’ampleur actuellement parmi des personnes qui se disent brimées dans leur liberté individuelle, le gouvernement Legault leur a rappelé aujourd’hui que cela pourrait augmenter la propagation du virus et provoquer un reconfinement.

Interrogés à ce sujet, le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux Richard Massé et le ministre du Travail Jean Boulet n’ont pas évoqué de nouvelles sanctions possibles, mais ont souligné que cela va au-delà des libertés individuelles.

« On est conscient de la situation et c’est un des arguments qu’on a regardés avant de l’imposer, a indiqué Richard Massé. C’est pour ça qu’il y a eu beaucoup de discussions avant de l’imposer, qu’on a longuemement recommandé de le porter avant d’en arriver là, qu’on a insisté là-dessus. On est conscient que c’est un volet qui brime les libertés des personnes, mais il faut regarder l’autre côté de la médaille. Quand on met un masque, c’est pour protéger les autres contre le risque de propagation du virus. C’est une façon de protéger la communauté dans des espaces ou la distanciation n’est pas possible. C’est une responsabilité civique de demander à tout le monde de le faire. »

Le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique a précisé que le port du masque était maintenant respecté par environ 80% des utilisateurs des transports en commun, un nombre grandissant.

« Ça évolue positivement et c’est ce qu’on veut, a ajouté M. Massé. C’est toujours un difficile équilibre entre la liberté individuelle et la protection de la collectivité. Dans ce cas-ci, on ajoute un élément qui n’est pas si contraignant pour protéger tout le monde. Si on se retrouve avec une transmission accrue, c’est tout le monde qui va devoir payer avec le reconfinement, une perte d’activités sociales et économiques. C’est ce que personne ne veut revivre. »

Le ministre Boulet a de son côté affirmé que l’impact sur les libertés individuelles est légitimisé par la santé publique.

« La plupart des experts reconnaissent qu’il faut accepter ces motifs-là quand on priorise la santé de la population, a déclaré le ministre du Travail. On fait beaucoup de campagnes de promotion et il faut se préparer à une éventuelle seconde vague et atténuer le mieux possible des incidences humaines, sociales et économiques de cette seconde vague-là. C’est en se disciplinant collectivement qu’on va y arriver. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h30

Le DSN entraînera des économies de 120 millions $ par an, selon Santé Québec

Encore au centre de la controverse à propos du Dossier santé numérique (DSN), l'agence Santé Québec assure que cette solution informatique lui permettra d'économiser à terme 120 millions $ au minimum par an. Des médias rapportaient vendredi que les coûts d'exploitation du nouveau système allaient s'élever à 100 millions $ par an, ce qui a forcé ...

Publié hier à 10h00

Air Canada réduit ses vols estivaux vers les États-Unis

Air Canada annonce qu'elle réduit le nombre de ses vols vers les États-Unis cet été, alors que la guerre en Iran a entraîné une pénurie de kérosène qui a fait flamber les prix. La compagnie aérienne a indiqué dans une déclaration envoyée par courriel que les vols entre Toronto et Sacramento, en Californie, cesseront le 1er août, et que la liaison ...

Publié le 7 mai 2026

Les Canadiens sont favorables à l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux enfants

Plus des deux tiers des Canadiens sont favorables à l'idée d'interdire aux jeunes de moins de 16 ans d'avoir accès aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels d'intelligence artificielle, selon un nouveau sondage. Lors du coup de sonde mené par Léger, 70 % des personnes interrogées se sont dites favorables à ce qu'un âge minimal soit fixé ...