Un projet sur deux ans
Éradication du roseau commun et revégétalisation au parc du Ruisseau de Mascouche
À terme, le parc du Ruisseau de Mascouche deviendra plus riche en biodiversité et le ruisseau sera restauré tant au niveau biologique qu’esthétique.
Le printemps 2020 marquera le début de la transformation du parc du Ruisseau, à Mascouche, qui est fortement envahi par le roseau commun.
Cette plante exotique envahissante s’élève si haut et densément que le ruisseau est affecté biologiquement et esthétiquement. Ainsi, grâce à l’appui du Programme de soutien régional aux enjeux de l’eau du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le COBAMIL et la Ville de Mascouche s’allient afin de redonner vie au ruisseau situé dans ce parc mascouchois.
Le ruisseau est envahi par le phragmite sur la majorité de sa berge. Le phragmite (Phragmites australis), ou roseau commun, est une plante exotique envahissante originaire d’Europe dont la présence est une menace pour l’intégrité biologique des milieux humides au Québec.
Cette espèce perturbe le fonctionnement des milieux humides et entraîne en parallèle une perte des usages et de la valeur esthétique des plans d’eau.
Un projet sur deux ans
Le programme de soutien du gouvernement du Québec vise à appuyer la réalisation d’actions inscrites dans les Plans directeurs de l’eau des organismes de bassins versants. Pour le COBAMIL, ce projet répond à l’action Mettre en œuvre des projets de revégétalisation des rives.
Le projet se déroulera en deux étapes, soit l’éradication et la revégétalisation, et ce, sur une période de deux ans. Au printemps 2020, les talles de phragmites seront fauchées au ras du sol et les tiges seront broyées et détruites pour éviter une propagation de la plante.
Puis, des toiles de géotextile seront fixées au sol afin de recouvrir l’ensemble de la surface colonisée par le phragmite, où ilsera coupé de lumière et surchauffé par la chaleur du soleil. À l’automne 2021, des arbustes seront plantés sur les berges actuellement densément occupées par le roseau afin de prévenir un nouvel envahissement par le roseau lui-même ou par d’autres plantes envahissantes. Ces végétaux seront sélectionnés parmi des espèces indigènes du Québec pour leur vigueur et leur capacité à résister à l’envahissement de plantes exotiques envahissantes.
Ce projet est rendu possible grâce à une contribution du Programme de soutien régional aux enjeux de l’eau, lié au Plan d'action 2018-2023 de la Stratégie québécoise de l'eau, qui déploie des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l'eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.
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