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Elle s’en sort grâce à l’érotisme

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11 juin 2014
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Par Caroline Murray-Daignault

Jade (nom fictif afin de protéger son identité) a 30 ans et est masseuse érotique depuis maintenant deux ans. Cette nouvelle carrière parallèle lui a permis de ne pas sombrer dans la faillite et de commencer à rembourser ses dettes.

« Si je ne faisais pas ce travail-là, je serais déjà dans la rue, j’aurais fait faillite », explique la jeune femme, qui était endettée de plus de 20 000$ avant de commencer à offrir des massages. C’est à cause d’une fracture à la jambe, puis d’un arrêt de travail de 25 mois, que Jade accumulé autant de dettes. Elle a donc choisi d’aller suivre un cours de massothérapie. Depuis, Jade a deux numéros de téléphone, un pour les services de massothérapeute professionnelle, puis un second pour les services de massothérapie avec plaisir. « Mon deuxième numéro sonne beaucoup plus que le premier, je dirais même plus que j’ai plus du double des appels », lance-t-elle.

Massothérapeute à temps partiel, Jade occupe aussi un autre poste, dans un tout autre domaine, en tant que travailleur autonome. « Je déclare tous mes revenus aux impôts, même ceux de la massothérapie. C’est certain que je pourrais faire plus d’argent, mais j’impose mes limites », explique-t-elle. Elle refuse de se déplacer, n’accepte pas les clients qui l’appellent d’un numéro confidentiel et ne fait aucune pénétration. « Il faut que ce soit fait dans le respect », rajoute-t-elle.

Si la plupart de son entourage est au courant et l’accepte, Jade ne sait pas si elle continuera à faire cela encore longtemps. « Je le fais pour payer mes dettes, après on verra, c’est de l’argent facile, mais jamais je ne ferai ça à temps plein », explique-t-elle.

Est-ce légal

Le métier pratiqué par Jade est considéré comme légal au Canada. Un salon de massage érotique n’est pas reconnu comme un geste de prostitution, du moment que les gestes posés par les employées demeurent dans le cadre de la loi. Les actes sexuels tels que la fellation ou toute forme de pénétration sont illégaux et pourraient mener notamment à des arrestations de proxénétisme pour les propriétaires de l’établissement. Les gestes de Jade sont donc tout à fait légaux selon la législation canadienne et ne sont pas considérés comme de la prostitution.

En ce qui à trait à ce domaine, le sergent Gino Paré, de la Sûreté du Québec, souligne que les arrestations liées à la prostitution sont très rares dans la région. Il précise que pour procéder dans un dossier, un plainte est absolument nécessaire.

 

 

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