2 000 patients orphelins d'un médecin de famille
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Au courant de l'hiver, le docteur Alain Malo de la Clinique médicale Saint-Louis de Joliette a dû mettre fin à sa pratique de médecin pour des problèmes graves de santé. Du jour au lendemain, deux mille patients se sont retrouvés sans médecin de famille.
Les autres médecins de la Clinique médicale Saint-Louis, par souci d'entraide, se sont alors occupés d'analyser les résultats des examens en cours des patients et ils ont rencontré ceux qui devaient suivre des traitements urgents. Mais le mot d'ordre du secrétariat de la clinique est de dire aux patients de se trouver un autre médecin de famille dans la région.
Un coup de sonde dans les cliniques de la région a permis de voir qu'elles étaient au courant du problème, mais aucune des cliniques rejointes ne pouvait prendre en charge une partie de ces patients, car elles fonctionnent déjà à pleine capacité.
La clinique médicale Saint-Louis a remis les coordonnés des patients du docteur Alain Malo au département de santé publique du Centre hospitalier régional de Lanaudière. Les responsables de ce département devraient communiquer avec les patients par ordre de priorité dès qu'ils auront trouvé des médecins de famille pour s'occuper de leur état de santé.
En attendant, la situation peut s'avérer difficile pour certains des patients concernés, car il y a dans cette liste des personnes ayant besoin d'être vues régulièrement par un médecin. Imaginons des problèmes de diabète, de haute pression, de cœur, de cancer, etc. Pour empêcher ces gens de se retrouver à l'urgence de l'hôpital, il y a, bien sûr, les cliniques sans rendez-vous et les GMF (groupe de médecin de famille) qui s'occupent de la prise en charge des patients sept jours par semaine dans les cliniques réseaux de Lanaudière.
Rejoint au téléphone, le docteur Jean-Claude Berlinguet, directeur régional des affaires médicales et universitaires à l'Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière, se veut rassurant en nous expliquant que le système fonctionne bien pour le remplacement des médecins. «Chaque année, dix médecins quittent pour différentes raisons et, chaque année, vingt-trois médecins s'installent dans la région. Nous notons donc une nette amélioration annuelle. De plus, d'ici 2012, suite à une augmentation du nombre d'étudiants formés en médecine dans les universités, nous devrions voir arriver une importante vague de nouveaux patriciens en médecine familiale.»
Cependant, en tenant compte des statistiques de l'agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière pour l'année 2006, on comptait 336 médecins pour 433 776 habitants dans la région et, en 2010, on retrouvait 360 médecins pour une population de 464 467 habitants, soit une augmentation de 24 médecins en cinq ans. Mais si nous comparons le ratio médecin-habitant pendant ces deux périodes, nous enregistrons une légère baisse et ce résultat décevant nous incite à croire que ce n'est pas dans un avenir prochain que tous les Lanaudois auront accès à un médecin de famille.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Des plaques d'athérosclérose sont présentes dès 30 ou 40 ans, dit une étude
L'athérosclérose peut apparaître au début de l'âge adulte et rester asymptomatique pendant des décennies avant que les maladies cardiovasculaires ne se manifestent, prévient une étude publiée par la revue médicale la plus prestigieuse de la planète, le New England Journal of Medicine. Les auteurs ont ainsi détecté, à l'examen de ...
LIRE LA SUITE
Cancer de la prostate: le type de gras consommé après le traitement est important
Les hommes qui ont survécu à un cancer de la prostate non métastatique auraient intérêt à porter attention au type de gras dans leur alimentation, constate une étude à laquelle a participé un chercheur de l'Université McGill. Une consommation plus élevée de graisses saturées et animales était associée, chez ces patients, à une ...
LIRE LA SUITE
Un nouveau comité d’experts permanent sur les habitudes de vie à l'INSPQ
Un nouveau comité de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient d'être créé. Il devra publier des avis et des recommandations concernant la promotion de saines habitudes de vie. L'objectif du Comité sur les habitudes de vie (CHDV) est de soutenir la prise de décision «aux paliers national et régional». Ses publications ...
LIRE LA SUITE