Concernant la disposition de dérogation
Loi 96: Charles Milliard tente encore de clarifier sa position
Le chef libéral Charles Milliard a encore dû clarifier sa position sur l’utilisation de la disposition de dérogation pour la loi 96 qui renforce la Charte de la langue française.
Il a expliqué qu’un gouvernement libéral sous sa gouverne allait s'asseoir avec les juristes des ministères afin de déterminer si la disposition est nécessaire ou pas.
«Et le cas échéant, si on en a besoin, dans l'intérêt supérieur de la langue française au Québec, on va le faire», a-t-il assuré en point de presse lundi à Laval.
Le chef libéral compte rouvrir la loi 96 pour faire des ajouts «entre autres, sur l'augmentation de la maîtrise du français chez nos jeunes». Il dit aussi vouloir «augmenter massivement» les investissements dans les cours de francisation.
Il veut également retirer de la loi «le fardeau administratif pour les entreprises qui ne fonctionne pas et l'obligation d’apprendre le français en six mois qui n'est pas réaliste».
Le chef libéral en a profité pour attaquer ses adversaires sur leur utilisation de la disposition de dérogation.
«Il y a la CAQ qui l'utilise sans justification, sans explication, depuis huit ans. Il y a le Parti conservateur du Québec qui ont mentionné qu’ils allaient l’utiliser à toutes les sauces pour n'importe quoi sans explications», a-t-il lancé.
Jeudi dernier, Charles Milliard s’est dit «en faveur» du maintien de la clause dérogatoire pour la loi 96. Il rompait ainsi avec une promesse électorale de son parti en 2022.
Cette prise de position a provoqué des questionnements au sein des élus libéraux. Le chef a dû convoquer une rencontre avec son caucus.
Le lendemain, Charles Milliard a ajusté sa position, en affirmant qu’il allait modifier la loi 96 et qu’il verrait ensuite si la disposition de dérogation était encore nécessaire.
Le chef libéral présentait lundi sa candidate pour la circonscription de Sainte-Rose, à Laval.
Il s’agit de la Dre Cécile Tremblay qui s’est fait connaître du grand public durant la pandémie de COVID-19.
Ce comté est actuellement détenu par le ministre caquiste Christopher Skeete.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne
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