Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Fiasco SAAQclic: le responsable du projet Karl Malenfant comparé à une «Formule 1»

Fiasco SAAQclic: le responsable du projet Karl Malenfant comparé à une «Formule 1»
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

L'ancien grand responsable du virage numérique à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), Karl Malenfant, était comme un bolide de «Formule 1».

C'est l'image qu'a utilisée, mardi, l'ex-responsable de l'observation des règles contractuelles de la SAAQ, Yves Frenette, à la commission Gallant chargée d'enquêter sur le fiasco SAAQclic.

«Les grands gestionnaires de projets, ils tapent le tambour. Les mots qu'on entend quand ils nous parlent: le délai et la force d'une date. On entend ça beaucoup», a-t-il déclaré.

M. Frenette a fait état d'un «choc culturel» entre ce qui était souhaité et «la vitesse de croisière qu'on avait juste avant».

L'avocate de la commission Marie-Claude Sarrazin a alors voulu savoir si M. Malenfant lui avait fait prendre trop de risques sur le plan de la gestion contractuelle.

Elle a entre autres produit un courriel daté du 14 août 2015 qui était adressé à M. Frenette.

«J'ai besoin de ton éclairage avant d'envoyer ce document à la gestion contractuelle, car je sais qu'ils ne seront pas à l'aise», lui a écrit Claude Lantier.

«C'est novateur. Ça permet d'atteindre nos objectifs, mais c'est sur la ligne. (...) Avant d'essayer de les convaincre, j'aimerais protéger mes arrières. Karl sera bien content, car ça correspond à ses attentes», a-t-il poursuivi.

Dans son courriel, M. Lantier demande aussi à M. Frenette de lire attentivement les lignes du document où il aborde la surveillance du Conseil du trésor.

Une pièce jointe accompagnait le courriel, mais elle n'a pas été remise à la commission.

Me Sarrazin a suggéré que l'équipe projet jouait «un peu au chat et à la souris avec la gestion contractuelle pour essayer de rencontrer les attentes de M. Malenfant».

Les avocats de la SAAQ ont plaidé qu'Yves Frenette ne pouvait pas commenter un courriel qu'il n'avait pas écrit, surtout sans la pièce jointe.

«Ce courriel-là, (...) moi, il me fatigue, ok. Avec des mots comme "protège mes arrières". (...) Je ne pense pas que c'est banal ça, loin d'être banal», est alors intervenu le commissaire Gallant.

M. Frenette a reconnu que le projet avait nécessité des mesures exceptionnelles, comme des contrats de gré à gré, et que la SAAQ avait tenté de faire entrer «un carré dans un rond».

Il a fait valoir à plusieurs reprises mardi que la société d'État avait dû être «innovante» et que son virage numérique était vu par le gouvernement comme un «projet pilote».

Son témoignage se poursuivra mercredi.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Mark Carney rencontrera Volodymyr Zelensky en marge du Sommet du G7 en France
Publié à 9h00

Mark Carney rencontrera Volodymyr Zelensky en marge du Sommet du G7 en France

Le premier ministre Mark Carney rencontrera ce mardi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en marge du Sommet du G7 en France, à l'issue d'une séance de travail consacrée à la consolidation de la paix en Ukraine. La rencontre avec M. Zelensky est l'une des cinq réunions bilatérales qui se trouvent sur l'horaire de M. Carney pour la ...

Le nouvel ordre mondial ne pourra pas être défini par un seul pays, dit Carney
Publié le 14 juin 2026

Le nouvel ordre mondial ne pourra pas être défini par un seul pays, dit Carney

Le premier ministre canadien Mark Carney a affirmé dimanche que les États-Unis joueraient un rôle dans un nouvel ordre mondial où aucune institution ni aucun pays ne détiendrait à lui seul toutes les réponses. En conférence de presse en Irlande, il a ajouté que certains pays seraient sur la même longueur d'onde sur des questions, comme les ...

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié le 13 juin 2026

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...