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Les élus québécois de plus en plus victimes de violence

17 bureaux de circonscription visés par des manifestants dans les dernières semaines

durée 12h00
21 mai 2025
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Par La Presse Canadienne

Pas moins de 17 bureaux de circonscription ont été visés par des manifestants dans les dernières semaines, a dénoncé mardi la présidente de l'Assemblée nationale, Nathalie Roy, qui estime que les élus québécois sont de plus en plus victimes de violence.

Elle était interrogée à propos de la sécurité des élus lors de l'étude annuelle des crédits budgétaires du Parlement par la députée libérale Filomena Rotiroti.

«Le vandalisme dans un bureau de circonscription, (...) c'est un crime, a tranché Mme Roy. Rentrer cagoulé, intimider du personnel, causer des méfaits, voler des biens, (...) tout ça c'est du droit criminel

L'Assemblée nationale attribue ces événements à différents «conflits de travail». Par exemple, au début du mois, des agents correctionnels sont allés manifester à l'intérieur du bureau de la ministre des Ressources naturelles, Maïté Blanchette Vézina.

Toutefois, ils s'inscrivent aussi dans un contexte plus large de violence envers les élus, a poursuivi Mme Roy, chiffres à l'appui.

En 2024-2025, la Direction de la sécurité de l'Assemblée nationale a traité 498 appels provenant des bureaux de circonscription qui disaient avoir reçu des menaces ou la visite d'individus dérangeants, notamment.

Il s'agit d'une augmentation de 19,4 % par rapport à 2023-2024, a déploré Nathalie Roy, mardi.

Quatre cent dix-sept dossiers ouverts concernaient des parlementaires. De ce nombre, 233 constituaient des «dossiers d'intérêt», c'est-à-dire qu'ils sont considérés comme sérieux par la police.

«Ça m'inquiète. C'est une augmentation importante. (...) À l'égard des politiciens, on sent qu'il y a une augmentation des propos violents, de la violence, des méfaits», selon la présidente, qui dénonce une «détérioration» du climat partout au Canada.

«On se rend tous compte qu'il se passe quelque chose. Les fois où on se fait interpeller peuvent être plus acerbes, les commentaires sur les réseaux sociaux peuvent être dévastateurs, violents, menaçants», a-t-elle souligné.

En outre, la Direction de la sécurité de l'Assemblée nationale a procédé en 2024-2025 à 256 interventions dans l'enceinte du Parlement, dont 122 étaient liées à des manifestations.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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