Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Données du recensement fédéral

Le français est en péril au Québec, dit Jolin-Barrette

Recensement: le français est en péril au Québec, dit Jolin-Barrette
Photo: La Presse Canadienne
durée

Désormais la démonstration est faite «hors de tout doute raisonnable»: le français est en péril au Québec, a déploré le ministre québécois de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, mercredi, après avoir pris connaissance des données du dernier recensement fédéral.

Sur le plan linguistique, le Québec est rendu «à la croisée des chemins», estime le père de la loi 96, adoptée en juin en vue de promouvoir l'usage du français au Québec et d'en faire la langue normale d'usage pour tous les Québécois incluant les immigrants, dans tous les secteurs d'activités, à la maison comme au travail.

L'heure est venue d'«inverser la tendance», en vue de freiner «le déclin du français» au Québec, a commenté le ministre, mercredi, en mêlée de presse, à l'entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

À la veille du déclenchement de la campagne électorale, M. Jolin-Barrette en a profité pour dénoncer l'attitude des partis d'opposition, au premier chef le Parti libéral du Québec (PLQ), de Dominique Anglade, qu'il accuse d'avoir «baissé les bras» et de vouloir «charcuter» la loi 96.

Dans le contexte, et compte tenu des dernières données de Statistique Canada, il a dit juger cette attitude des partis d'opposition «complètement irresponsable».

Malgré la gravité de la situation, selon lui, il ne faut pas s'attendre à voir son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), pousser plus loin la protection du français, s'il est reporté au pouvoir le 3 octobre.

Selon le ministre, la loi 96 donne déjà au gouvernement «tous les outils» nécessaires pour protéger la langue française et assurer son rayonnement.

Si certains, dans l'opposition, jugeaient que la loi 96 allait trop loin, d'autres estimaient au contraire qu'elle n'allait pas assez loin, réclamant notamment l'application de la loi 101 au palier collégial.

Mais M. Jolin-Barrette est demeuré ferme sur ce point. Malgré un éventuel deuxième mandat, il n'est pas question pour un gouvernement caquiste d'imposer la fréquentation du cégep en français.

Il a fait valoir que la loi 96 offrait déjà de bonnes balises, notamment en plafonnant le nombre d'admissions au réseau anglophone et en imposant trois cours de français aux étudiants de ce réseau.

Statistique Canada rapportait mercredi que le pourcentage de Québécois parlant principalement le français à la maison était passé de 79 % à 77,5 % entre 2016 et 2021.

Pendant ce temps, le nombre de personnes dont l'anglais est la première langue officielle parlée a continué d'augmenter dans la province, passant de 12 % à 13 % de 2016 à 2017. Pour la première fois depuis que des données comparables sont compilées, le nombre de personnes ayant l'anglais comme première langue officielle parlée a franchi le cap du million de locuteurs au Québec en 2021. Parmi ces locuteurs, plus de 7 sur 10 se trouvaient à Montréal ou en Montérégie.

Le premier ministre François Legault avait surpris bien des gens, en mai, en affirmant que le français risquait de disparaître, comparant le Québec au sort réservé à la Louisiane.

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Logement abordable: la réduction des droits d’aménagement n’est pas la panacée

Logement abordable: la réduction des droits d’aménagement n’est pas la panacée

La réduction des droits d’aménagement municipaux ne suffirait pas à elle seule à rendre le logement à nouveau abordable partout au Canada, selon une nouvelle analyse de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Les droits d’aménagement sont des redevances que les villes imposent aux promoteurs immobiliers et qui ...

Les États-Unis envisagent de nouveaux droits de douane de 10 % sur le Canada

Les États-Unis envisagent de nouveaux droits de douane de 10 % sur le Canada

Le premier ministre Mark Carney a annoncé que son gouvernement présenterait prochainement un projet de loi sur le travail forcé dans les chaînes d'approvisionnement, après que l'administration Trump a menacé d'imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % au Canada et à d'autres pays à la suite d'une enquête sur cette question. « ...

Le Bloc demande formellement d'abroger la loi sur la clarté référendaire
duréeHier 15h00

Le Bloc demande formellement d'abroger la loi sur la clarté référendaire

Le Bloc québécois lance une nouvelle démarche parlementaire visant à reléguer aux oubliettes la loi sur la clarté référendaire. Ils ont déposé mardi une pièce législative ayant cet objectif, mettant la pression pour que chacun des autres partis aux Communes se positionne clairement. La loi sur la clarté, adoptée au tournant des années ...