Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dépôt du projet de loi

État d'urgence sanitaire: Québec veut conserver certains pouvoirs

durée 14h15
16 mars 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Léa Arnaud
Par Léa Arnaud, Journaliste

Bien que « pour la population, l’urgence sanitaire est finie », le gouvernement du Québec veut se garder une marge de manoeuvre sur la question d'ici la fin de l'année, a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

C’est ce matin que le gouvernement Legault a déposé ce projet de loi comprenant huit articles auprès des élus. Celui-ci devra faire l’objet de consultation avant d’être voté d’ici la fin du mois d’avril.

Un peu plus tard, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a tenu une conférence pour expliquer la démarche. 

Ce dernier a rappelé que les mesures « populationnelles [sic]» sont presque toutes enlevées à ce jour, sauf le masque. « Donc ça ne touche plus vraiment les gens », a-t-il dit. Désormais, il s’agit plutôt de mesures opérationnelles qui permettraient de se tenir prêts à affronter une sixième vague à l’automne, s’il devait en avoir une.
 

Des mesures opérationnelles jusqu’au 31 décembre

Le gouvernement du Québec a réalisé un projet de loi afin de pouvoir conserver certaines mesures opérationnelles « temporaires, mais essentielles » pour la transition à la vie sans pandémie.

En éducation, Christian Dubé a relevé la possibilité de former les élèves à distance, une façon de faire qui n’était pas permise avant, tout comme l’emploi de retraités pour travailler dans le milieu. Ces deux mesures-là resteraient donc en place jusqu’au 30 juin prochain.

Dans la catégorie des opérations, le but de conserver certaines facilités est d’être plus agiles pour pouvoir agir rapidement en cas de troisième vague. Il s’agit notamment de l’emploi de professionnels pour la vaccination et le dépistage, mais aussi du maintien de certains contrats pour le stock d’équipements de protection individuelle par exemple. 

Des discussions doivent également avoir lieu avec le personnel de la santé à propos de la télé-médecine que le gouvernement tient à garder en place. 

Le 31 décembre a été choisi comme date butoir pour deux raisons. D’abord, parce que cela correspond à la fin de l’automne, saison où il aurait pu y avoir une sixième vague. Aussi, car cela permet au gouvernement d’avoir le temps de régler certaines situations. Particulièrement le fait qu’avant, seulement cinq types de travailleurs pouvaient vacciner alors qu’il y en a maintenant 30 et qu’on a besoin de toutes ces personnes pour continuer la vaccination contre la COVID-19.
 

Impossible de faire marche arrière

Un article du projet de loi prévoit également que, lorsqu’un décret est enlevé, permettant ainsi l’allègement de mesures sanitaires, il est alors impossible pour le gouvernement de revenir en arrière sans adopter un nouveau décret.

Par exemple, s’il est annoncé que le masque peut être enlevé, alors il ne pourra pas être de nouveau obligatoire. Tout comme c’est le cas présentement pour le passeport sanitaire qui n’est plus obligatoire depuis le 12 mars. 

« On ne pourra plus, à moins de refaire une mesure d’urgence, mettre le passeport vaccinal obligatoire pour certains lieux.  Mais la Santé publique, dans quelques mois, pourrait le recommander sans qu’il soit obligatoire », a conclu M. Dubé.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Québec veut aider l’industrie forestière à se diversifier

Le gouvernement du Québec a annoncé, ce mardi 7 juillet, un investissement de 120 M$ afin de soutenir la performance et la compétitivité de l’industrie forestière, un secteur particulièrement important pour plusieurs régions. Cette aide se traduit notamment par la création du programme FORET, soit le Financement pour l’optimisation et la ...

Publié à 9h00

Un syndicat fédéral injecte des millions de dollars dans son fonds de grève

Un syndicat fédéral annonce qu'il va injecter plusieurs millions de dollars dans son fonds de grève en prévision de négociations collectives qui s'annoncent «difficiles» cet automne. L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada s'apprête à négocier de nouvelles conventions collectives pour près de 50 000 membres dans le courant de ...

Publié hier à 18h00

Tous les districts ont maintenant leur tribunal spécialisé en violence conjugale

Quatre ans après le lancement du projet-pilote de tribunal spécialisé en violence conjugale et agressions sexuelles à Salaberry-de-Valleyfield, Québec a complété lundi le déploiement de ces tribunaux à travers la province. La première ministre Christine Fréchette et le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barette, étaient présents au palais de ...