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Les VTT causent la discorde à Saint-Damien

JOLIETTE - 

Plus de 200 personnes se sont rendues à une séance d’information, le 11 août dernier à la salle du conseil municipal de Saint-Damien. Les citoyens étaient alors invités à se prononcer sur un projet de règlement autorisant le passage de véhicules tout terrain (VTT) aux abords de certaines routes de la municipalité. Les adhérents et opposants au projet y sont allés d’échanges musclés.

La Salle du conseil municipal de Saint-Damien ne pouvait contenir tous les citoyens venus se prononcer. Tout au long de la lecture du projet, les citoyens ont bruyamment fait valoir leurs positions. Les policiers ont même fait acte de présence pour s’assurer que le tout se déroule sans anicroche. Malgré le fait que des citoyens aient accusé certains conseillers municipaux de soutenir le projet en coulisse, le conseil municipal et le maire n’ont pas pris position pour le moment.

« Perte de ma qualité de vie pour des VTT, non merci! »

Les opposants aux projets sont catégoriques, la pollution par le bruit, la poussière et l’insécurité causée par le passage des VTT, suffit pour s’opposer au projet de règlement. Certains ce sont plaint que le trajet amène les VTT à passer à seulement une vingtaine de mètres des résidences. Une entorse au règlement du ministère des Transports qui prévoit une distance minimum de 100 mètres. Lors de la séance d’information, de nombreux citoyens ont évoqué les risques pour les enfants, les cyclistes et les marcheurs qui fréquentent les bords de route.

Francine Bélisle qui milite contre le projet depuis le début, soutient que cette démarche va à l’encontre des objectifs de développement de l’écotourisme de la municipalité tout en rendant les routes dangereuses. Le résident Denis Filip estime pour sa part que le passage des VTT dans les sentiers et rues du village nuirait à la qualité de vie des citoyens. « Il m’est déjà arrivé de me faire réveiller en pleine nuit par des VTT passant à toute vitesse près de chez moi, c’est inacceptable », s’indigne M. Filip.

Le syndrome du «pas dans ma cour»

Yves Provost, Roch Marquis et Denis Clément sont des citoyens en faveur du projet. Interrogés à la sortie de la séance d’information, ces derniers se disent frustrés par les généralités lancées par les opposants au projet règlement. « Si ont appliquait la même logique aux voitures il n’y en aurait plus sur les routes », s’indigne Denis Clément. Ce dernier se désole de voir les opposants au projet de règlement, regardé tous les utilisateurs de VTT comme des « malades de la vitesse ». Les trois hommes croient que les adeptes du VTT ne respectant pas les règles de sécurité en roulant à une vitesse excessive sont une infime minorité et que le club quad en charge du sentier créerait une structure qui minimiserait les abus qui ont lieu en ce moment. « Jai une machine de 24,000$ dans ma cour et je ne peux pas m’en servir légalement », déplore l’un d’eux.

Par ailleurs, les retombés économiques ont été évoqués à quelques reprises afin de présenter le passage des VTT comme un avantage pour les commerçants locaux. « De 250 à 300 VTT par jour viennent prendre de l’essence ici dans une bonne journée », plaide un des partisans au projet.

 

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