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«Je reviens en politique pour dix ans et je n'ai pas l'intention de travailler à la souveraineté» - François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec

François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, estime que l'heure n'est pas à la souveraineté, mais bien à l'économie, thème dont il entend se consacrer au cours des dix prochaines années, et ce, dès les prochaines élections.

Si l'on se fie au futur candidat dans la circonscription de L'Assomption, les Québécois devraient se présenter aux urnes avant la saison estivale. En effet, pour le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), il est temps d'affûter ses armes et cela commence dans le comté qu'il espère représenter pour les 10 prochaines années. François Legault se dit convaincu que Jean Charest déclenchera des élections d'ici le mois de juin avant le début de la Commission Charbonneau. Plusieurs dossiers retiennent particulièrement son attention.

Attaque de Nicolas Marceau

Récemment, le député péquiste de Rousseau, Nicolas Marceau, faisait une sortie contre son prédécesseur, remontant à la surface une étude que M. Legault avait commandée sur les avantages économiques de la souveraineté, projet qu'il rejette du revers de la main comme chef de la CAQ. «Je respecte Nicolas Marceau, mais les gens veulent qu'on parle de santé, d'économie et d'éducation. Peu importe de qui cela vient, on a tendance à agir comme si la souveraineté était une priorité. La question n'est pas de savoir si on est pour ou contre, mais si c'est une priorité. Aujourd'hui, je considère qu'elle n'est pas une priorité. La population ne souhaite pas trancher le débat. Il est plus important de se rassembler pour le bien du Québec. Je reviens en politique pour une dizaine d'années et je n'ai pas l'intention de travailler à la souveraineté», dit-il à ce sujet.

Sondage

Les derniers sondages ont montré une baisse d'intérêt de l'électorat envers le parti de François Legautl, baisse que ce dernier qualifie de normale. «On s'attendait à une baisse. Pourquoi? Parce que nous proposons des changements importants comme une plus grande responsabilisation des médecins et des enseignants. On propose de faire des coupures dans la bureaucratie comme les 4000 postes chez Hydro-Québec. Ce sont des mesures qui déplaisent à certains groupes. Il faut arrêter de faire plaisir aux groupes de pression. Plus on continue de parler de changement, plus certains ont de craintes. La baisse s'explique aussi du fait que nous sommes au centre des tirs, de toutes les attaques des adversaires politiques. Même à 33 %, pour un jeune parti comme le nôtre, c'est une belle réussite.

Économie

Comme partout ailleurs au Québec, c'est l'économie qui sera le principal enjeu dans L'Assomption. «Le départ d'Electrolux est une belle démonstration que la politique de M. Charest en matière d'économie est un échec. J'ai rencontré les gens de Montréal International à ce sujet et ils m'ont dit qu'ils manquaient de ressources pour parer à des événements comme Electrolux. Pour cette entreprise, il est trop tard, mais il s'agit maintenant de trouver un propriétaire, une nouvelle entreprise le plus rapidement possible. Mais il ne faut pas attendre qu'elle vienne d'elle-même, il faut aller au-devant des entrepreneurs, faire du démarchage», recommande-t-il.

Incidemment, M. Legault croit qu'il est important d'attirer plus d'investissements privés et mieux les cibler au Québec, dans tout le territoire de la CMM (Communauté métropolitaine de Montréal) et dans L'Assomption où l'emphase devrait être mise sur les parcs industriels. «Cela prend de nouveaux investissements dans nos parcs industriels, mais aussi de partager les investissements et les retombées de la CMM.

Quant au choix de L'Assomption pour la prochaine élection, M. Legault mentionne que le fait que la circonscription de Rousseau, son ancien fief, ait été séparée en deux était moins séduisant pour lui. «J'avais un choix déchirant à faire, mais je connais bien les gens, les décideurs du comté de L'Assomption avec qui il y a une belle chimie», dit-il en nommant des personnes comme Benoit Verstraete (maire de la Ville de L'Épiphanie), Normand Grenier (maire de Charlemagne) et Chantal Deschamps (mairesse de Repentigny).

Finalement, François Legault révèle qu'il a sollicité le maire de la Ville de L'Épiphanie, Benoit Verstraete, pour se porter candidat, mais ce dernier a refusé. jusqu'à maintenant.

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