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Les élus de Saint-Paul seront protégés en cas de vandalisme

Le conseil municipal de Saint-Paul a annoncé qu'il allait de l'avant avec l'adoption prochaine de la même politique d'indemnisation des élus, adoptée par la ville de Joliette en septembre dernier. Une politique qui avait été adoptée alors en raison de nombreux actes de vandalismes et d'intimidation à l'endroit des représentants de Joliette.

La municipalité a décidé d'adopter cette politique par, comme l'a déclaré le maire Alain Bellemare lors de la séance du 7 décembre, « simple protection. » Il a aussi ajouté que cette politique plaisait à d'autres municipalités au sein de la MRC Joliette et que d'autres localités pourraient éventuellement suivre le chemin ouvert par la ville de Joliette. M. Bellemare a expliqué que l'indemnisation offerte aux conseillers municipaux devrait à priori être adopté par l'ensemble du conseil. Une enquête policière pourrait également être requise afin de clairement faire le lien avec l'acte criminel et leur travail au sein de la municipalité. « C'est certain que pour que la demande soit acceptée, les preuves doivent être suffisantes », a ajouté le maire de Saint-Paul. Ces requêtes seront systématiquement présentées lors des séances du conseil municipal, leurs décisions seront chaque fois débattues devant public.

Avis de motion contesté

L'annonce de cette nouvelle politique, qui n'est pas encore officiellement adoptée, a soulevé plusieurs questions de la part des citoyens présents lors de la séance. Ces derniers ont surtout soulevé le fait que la demande serait faite par un membre du conseil et serait éventuellement adoptée par les autres membres du conseil. Un citoyen a signalé qu'il serait impensable « de voir l'équipe ne pas venir en aide à un de ses joueurs. » Le maire s'est quant à lui fait rassurant, en insistant que tout serait fait dans les règles advenant qu'il se produise un incident. Il a tenu à rappeler qu'en 2006, le directeur général Richard Morasse ainsi que lui-même avaient reçu des menaces de mort à la suite des premières négociations avec la compagnie Graymont. Le directeur général a précisé que l'adoption éventuelle de ce règlement n'avait rien à voir avec ces incidents ni avec la reprise des discussions avec Graymont.

En entrevue téléphonique, Richard Morasse a tenu les propos suivant concernant le futur règlement : « en quoi, un individu siégeant au conseil municipal devrait être tenu responsable des dommages qu'il subit dans le cadre de ses fonctions? »

Une première au Québec

En septembre dernier, la ville de Joliette s'est dotée de cette même politique à la suite de nombreux actes de violence envers ses élus. En décembre 2010, le conseiller Alain Lozeau était victime d'une sauvage agression en retournant chez lui après une séance du conseil. Le maire René Laurin a par la suite été victime de deux incendies criminels à son domicile et le directeur général Renald Gravel a vu sa voiture être incendiée en face de chez lui. L'adoption de cette politique a été reconnue par le ministère des Affaires municipales comme étant une première au Québec.

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Croyez-vous que le poste de conseiller municipal est devenu suffisamment dangereux pour adopter une telle politique? Envoyez-nous votre opinion avec votre nom et votre municipalité à [email protected]

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