Joliette amende sa politique de gestion contractuelle
La Ville de Joliette a procédé à un changement d'importance dans l'une de ses politiques de gestion. Désormais, les soumissionnaires devront montrer patte blanche lors des appels d'offre, ceux ayant été reconnu coupable de corruption ou de manœuvres frauduleuses verront leur candidature automatique rejetée.
Cet amendement a été annoncé lors de la séance du conseil municipal du 7 novembre dernier. Dans les faits, toutes personnes qui ont été reconnues coupable de ces gestes dans les cinq dernières années verront automatiquement leur candidature rejetée. Cet amendement modifie la loi originale adoptée par la ville, qui stipulait que dans le cas d'un soumissionnaire aux antécédents problématique, son offre pouvait être rejetée. Une notion qui pouvait suggérer que les actes de corruption ou d'intimidation étaient tolérés. Interrogé relativement au délai de grâce de cinq ans, le maire René Laurin a tenu à préciser que la ville « n'avait pas à être plus sévère que les tribunaux. Si la personne condamnée a purgé sa peine, nous n'avons pas à la punir encore plus. » M. Laurin a ajouté que cette démarche allait faciliter les choses puisque la loi est désormais plus claire ainsi.
Le sujet à la mode
Le maire Laurin a souligné que cette démarche ne découlait pas uniquement de la pression médiatique, mais bien d'une consultation générale. « Le sujet était déjà à l'étude au sein du conseil. Nous avons écouté un peu l'avis de tout le monde puisque même l'Union des Municipalités du Québec a amorcé des discussions relativement à ce point précis de la loi. »
Autre modification
La Ville a également modifié un autre point de cette loi en n'exigeant plus que les soumissionnaires soient assermentés. Auparavant, les entrepreneurs ou autres soumissionnaires devaient prêter serment de leurs bons antécédents, une procédure qui, comme le spécifiait le maire René Laurin, « a causé la perte de beaucoup de plus bas soumissionnaires pour une peccadille. » Il a tout de même précisé que toute fausses déclaration, assermentée ou non, équivaudrait au rejet de l'offre présentée.
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