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Journée d'opposition du Bloc Québécois

Le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, est intervenu aujourd'hui, à la Chambre des communes, dans le cadre de la journée d'opposition du Bloc Québécois, afin de dénoncer l'idéologie du gouvernement conservateur qui, selon lui, est une nuisance pour la démocratie. Le député a d'ailleurs mentionné que le Parti conservateur ne veut simplement pas se plier aux règles démocratiques et qu'il voit le Parlement comme un obstacle qu'il faut contourner. Guy André a aussi souligné l'approche autocratique du gouvernement qui a fait la démonstration à de nombreuses occasions de son manque total de respect pour la démocratie et le parlementarisme.

En effet, le député de Berthier-Maskinongé a démontré que le gouvernement a refusé de fournir à un comité parlementaire le coût des mesures qu'il propose. Non seulement le gouvernement conservateur a tenté d'empêcher les députés membres du Comité permanent des finances d'avoir accès à l'ensemble des informations nécessaires à leur travail, mais en plus, il a tenté de le cacher en déposant des documents à la Chambre qui ne répondaient absolument pas la à la demande des députés. « Avec une arrogance malhonnête, ils prétendent qu'ils ne sont pas tenus de répondre au Parlement combien coûtent leurs décisions. Or, le gouvernement a l'obligation de fournir des renseignements au Parlement. Il faut permettre au Parlement de remplir l'un de ses rôles fondamentaux », a déclaré Guy André.

Le cas de la ministre de la Coopération internationale a retenu l'attention du député de Berthier-Maskinongé qui a rappelé qu'elle avait falsifié un document pour refuser une subvention à l'organisme Kairos, puis induire en erreur le Parlement lorsqu'on lui a demandé des explications.

« Depuis que cette histoire est sortie, qu'a fait le Premier ministre dans tout cela ? Et bien il approuve, il accepte et défend sa ministre qui a pourtant falsifié un document et qui refuse de prendre la pleine responsabilité de sa décision. Quel comportement honteux du Premier ministre. Pas un mot sur les mensonges et les demi-vérités. Ceci illustre encore le manque de respect du gouvernement et du Premier ministre pour le Parlement et les électeurs », a lancé Guy André.

La question des dépenses électorales de 2006 du Parti conservateur a également refait surface. Rappelons que tout récemment, la Cour d'appel fédérale a confirmé l'interprétation d'Élections Canada qui avançait que les conservateurs avaient violé la loi électorale en utilisant un procédé de financement connu sous le non de « in and out ». « Non seulement les conservateurs ont violé la loi, mais le Parti conservateur a annoncé qu'il n'a aucune intention de retourner au trésor fédéral les quelque 200 000 $ qu'il a touchés en 2006 à titre de remboursement de dépenses électorales qu'Élections Canada juge frauduleuses. Nous voyons un exemple de la tournure d'esprit de ce gouvernement qui se dit de la loi et de l'ordre, un gouvernement qui prétend lutter contre le crime ! », a soulevé ironiquement le député.

« C'est assez loufoque d'entendre les députés conservateurs parler d'éthique, d'intégrité et de respect des institutions démocratiques. À plusieurs égards, ils ressemblent étrangement à leurs prédécesseurs libéraux. On se souvient tous du scandale des commandites, un système mis en place pour que le pouvoir libéral puisse arriver à ses fins électorales et vaincre le mouvement souverainiste. Tout comme les libéraux, les conservateurs n'hésitent devant rien pour faire avancer leur idéologie rétrograde », a conclu Guy André.

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