Publicité

27 mars 2021 - 11:45 | Mis à jour : 11:54

Message sur sa page Facebook

François Legault dénonce les « pissous virtuels »

Sylvio Morin

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Nous reproduisions ici le message publié ce matin par le premier ministre du Québec, François Legault, sur sa page Facebook quant à l'intimidation et les commentaires violents, dégradants et menaçants que l'on retrouve dans les médias sociaux.

Je vous souhaite un beau samedi matin. Un samedi paisible. C’était comme ça avant sur ma page Facebook. Plutôt paisible. Respectueux.

Mais ça a changé dans les derniers mois. À chaque fois que je fais une publication maintenant, j’ai droit à une avalanche de commentaires agressifs, parfois même violents, et à des insultes, des obscénités et même des menaces.

Je ne parle pas des critiques ou des gens qui me reprochent mes décisions ou mes déclarations. C’est normal en politique d’essuyer des critiques. Si on n’est pas prêt à se faire critiquer, il ne faut pas aller en politique.

En fait, une des choses que j’appréciais le plus de cette page, c’était de vous lire. Vos encouragements, bien entendu. Mais aussi de lire les critiques, les problèmes que certaines personnes vivaient et qu’elles exprimaient dans les commentaires, qu’elles exprimaient avec respect.

Mais ce qui m’affecte le plus, c’est l’intimidation dont vous êtes victimes quand vous me laissez un commentaire d’encouragement ou qui est tout simplement positif ou constructif. Vous vous faites tomber dessus par une meute de personnes agressives. C’est de l’intimidation et ça enlève le goût de laisser un commentaire. Et ça enlève le goût aussi de les lire.

Je sais que 99 % d’entre vous sont respectueux. Je le sais parce que ça fait un bon bout de temps que je fais de la politique. J’ai rencontré des dizaines de milliers de Québécois depuis le temps et je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois où j’ai rencontré des gens irrespectueux.

Personnellement, les insultes lancées par les « courageux » qui se cachent derrière un écran pour agresser les autres, ça ne m’impressionne pas pantoute. Ce sont des personnes lâches.

Quand j’étais petit, ceux qui se cachaient pour lancer des roches et qui se sauvaient, on les appelait les « pissous ». Là, on a des « pissous virtuels ».

Ils font des dégâts, malheureusement. Ils font des dégâts parmi nos jeunes. Ils font des dégâts auprès des élus. On a toute une série d’élus municipaux qui ont décidé d’abandonner le service public parce qu’ils n’en pouvaient plus de la haine qui sévit sur les médias sociaux. En fait, ce sont toutes les personnes publiques — artistes, sportifs, animateurs, etc. — qui subissent les insultes, les obscénités, les menaces.

Il faut faire quelque chose et on va commencer par cette page. J’ai demandé à mon équipe de faire le ménage. À compter d’aujourd’hui, on va essayer d’endiguer tous les messages qu’on juge agressifs, violents, menaçants, obscènes et aussi les menteries du genre théories du complot. Et les menaces vont être transférées à la police.

Je vous invite à manifester votre appui ou votre opposition à l’aide des émoticônes et, si vous le souhaitez, avec un commentaire, positif ou critique, mais respectueux.

Merci d’être là.

Votre premier ministre

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Le Journal de Joliette se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Le Journal de Joliette collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.