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COVID-19

Québec considère la "transmission communautaire" du virus

Québec considère la "transmission communautaire" du virus
Photo: Inès Lombardo

Lors du point de presse ce samedi 4 avril, Le Dr Arruda et la ministre de la Santé Danielle McCann ont fait d'importantes annonces sur la transmission du virus, devenue "communautaire" au Québec, ainsi que sur les cliniques d'évaluation.

Des zones "rouges", considérées comme plus touchées par le virus ont été identifiées au Québec, ce n'est plus un mystère.  À ce stade de la crise, le Dr Arruda a annoncé qu'il était temps de commencer à considérer "la transmission communautaire" au sein de la province.

Peu employée précédemment, cette expression désigne le fait que le virus n'est plus uniquement transmis par les personnes revenant de voyages extérieurs au Canada. Les personnes atteintes de la COVID-19 sont désormais bien ancrées dans la société, sans avoir nécessairement voyagé avant.

Le directeur général de la santé publique a ainsi précisé: "On considère qu’une personne qui présente des symptômes similaires avec le coronavirus (comme le SRAS, le rhume ou la grippe) sont compatibles avec le coronavirus." Cela, sachant que les dynamiques entre régions sont différentes mais qu'au stade où le Québec est rendu, considérer cette "transmission communautaire" est important pour ne pas anéantir les efforts de la population.

Des substituts de médicaments et l'ouverture de cliniques d'évaluation

De son côté, dans cet esprit du maintien des efforts, Mme McCann a évoqué le rôle des centres désignés d'évaluation: "On parle de 6997 personnes qui ont besoin de soins. Il existe 93 de ces cliniques. On veut veut concentrer les gens qui contractent la COVID-19 pour éviter qu'ils ne croisent les autres. Ces mesures sont faites pour administrer les soins requis et protéger". Les personnes atteintes du virus peuvent toujours communiquer avec le  1 877 644-4545. 

Par ailleurs, la semaine prochaine, les ouvertures aux interventions semi-urgentes seront également admises, selon la ministre.

Questionnée sur une éventuelle pénurie de propofol, la ministre de la santé McCann a assuré que le personnel de santé administrait ce médicament de manière très rigoureuse, mais qu'en effet, Québec recherche actuellement des médicaments qui feraient office de substitut. L'approvisionnement est centralisé au ministère, comme pour l'équipement de protection. Aucune précision sur l'état des réserves n'a été donnée; des informations seront données dans les prochains jours.

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