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Troisième référendum: les oppositions tendent la main aux caquistes bleus et rouges

durée 11h04
27 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Les oppositions à Québec tendent la main aux caquistes souverainistes et fédéralistes en vue d’un éventuel troisième référendum sur l’indépendance du Québec.

Mardi, le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, a révélé qu’il voterait Oui, alors que son collègue aux Relations canadiennes, Jean Boulet, a indiqué qu’il serait plutôt dans le camp du Non.

Fédéraliste, le chef libéral Charles Milliard a déjà dit qu’il était prêt à conduire l’autobus du camp du Non.

«Je fais partie de la majorité des Québécois qui ne veulent pas de référendum. Si jamais le Parti québécois arrive au pouvoir et fait un référendum, on va devoir se rassembler. (...) Alors tous les gens qui veulent partager cette option-là seront les bienvenus», a-t-il affirmé en point de presse mercredi à l’Assemblée nationale

Le péquiste Alex Boissonneault, dont le parti promet un référendum dans un premier mandat, croit qu’il y a «un inconfort» pour les élus souverainistes au sein de la CAQ, car elle reste un «parti fédéraliste».

Questionné à savoir s’il y avait de la place pour des gens comme Mathieu Lacombe dans l’autobus du Oui, il a répondu : «On rassemble tout le monde. Ça, c’est clair», a-t-il dit.

Le député solidaire Guillaume Cliche-Rivard a soutenu qu’«être souverainiste et caquiste, c’est irréconciliable».

«Tant mieux pour M. Lacombe. On va prendre tous ceux qu'on est capables de prendre dans le camp du Oui», a-t-il lancé.

Guillaume Cliche-Rivard aimerait d’ailleurs savoir où logent d’autres caquistes comme Simon Jolin-Barrette ou encore Jean-François Roberge – tous deux de l’aile nationaliste de la CAQ.

«Quelle déclaration ?»

Mais justement, les caquistes interrogés dans les couloirs de l’Assemblée nationale mercredi ont été moins loquaces que les ministres Boulet et Lacombe la veille.

MM. Jolin-Barrette et Roberge n’ont pas voulu dire pour quelle option ils voteraient en cas de référendum.

«Je vais faire campagne en Beauce contre la tenue d'un référendum qui serait très difficile pour nos PME et très difficile pour notre économie. Donc moi, je suis dans le camp qui n'en veut pas», a, pour sa part, affirmé le ministre Samuel Poulin.

Le ministre Lacombe n’a pas voulu revenir sur sa déclaration de la veille. «Quelle déclaration ? Je vous souhaite une excellente journée», a-t-il lancé avant de s’éclipser.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne