Le Port obtient l'autorisation d'agrandir dans l'habitat du chevalier cuivré

Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Pêches et Océans Canada a émis une autorisation à l'Administration portuaire de Montréal (APM) pour lui permettre d'effectuer des travaux d’expansion dans l’habitat du chevalier cuivré, une espèce en voie de disparition. La Société pour la nature et les parcs entend contester cette décision en cour.
Jeudi avant-midi, l’APM a annoncé avoir obtenu du ministère Pêches et Océans Canada (MPO) le permis «pour les travaux d'expansion des installations portuaires à Contrecœur et la poursuite de la construction du nouveau terminal à conteneurs».
L’APM souhaite augmenter la capacité annuelle du port de 60 % grâce à l’agrandissement de son terminal à Contrecœur.
Ces travaux d’expansion impliquent de draguer le fond du fleuve Saint-Laurent dans l’aire de distribution du chevalier cuivré, une espèce menacée.
On ne retrouve le chevalier cuivré nulle part ailleurs sur la planète que dans un tronçon restreint du fleuve Saint-Laurent et quelques affluents, comme la rivière Richelieu, où il se reproduit.
Immédiatement après l'annonce d'APM jeudi, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) a réagi.
«La SNAP Québec entend contester en Cour fédérale le permis permettant la destruction d’une partie de l’habitat essentiel du chevalier cuivré. Le projet d’expansion du port de Montréal à Contrecœur aura des impacts dramatiques sur le rétablissement, voire même la survie du chevalier cuivré», a indiqué le directeur de la SNAP Québec, Alain Branchaud.
De son côté, Julie Gascon, présidente-directrice générale de l'APM, a déclaré que «les échanges constructifs avec les experts de Pêches et Océans Canada demeurent au cœur de l'évolution du projet et témoignent de notre engagement à poursuivre sa réalisation dans le respect des exigences environnementales, tout en s'appuyant sur un plan de compensation déjà amorcé».
Stéphane Blais, La Presse Canadienne