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La GRC souhaite interroger un ancien membre du Parti conservateur de la C.-B.

La GRC souhaite interroger un ancien membre du Parti conservateur de la C.-B.
Photo: La Presse Canadienne, 2026

Ian Paton, député de Colombie-Britannique, a expliqué que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) lui avait demandé de se présenter à une convocation mercredi, et s'attend à ce qu'elle l'interroge sur les allégations selon lesquelles on lui aurait proposé un poste en échange de la cession de son siège afin que la cheffe du Parti conservateur, Kerry-Lynne Findlay, puisse se présenter aux élections.

M. Paton, qui a quitté le groupe parlementaire conservateur la semaine dernière dans le cadre d’un exode de députés de l’opposition officielle, a déclaré que le chef de cabinet de Mme Findlay, Chris Delaney, lui avait demandé en juillet de se retirer de la circonscription de Delta-Sud, en lui promettant un poste de conseiller pour deux ans avec le même salaire qu’un député.

«On m’a dit qu’on me confierait une sorte de poste au sein du personnel du parti et que je serais conseiller en agriculture ou conseiller politique auprès du Parti conservateur de la Colombie-Britannique», a-t-il expliqué mardi lors d’une entrevue.

M. Paton a rejeté cette offre, mais a précisé qu’il ne savait pas, au départ, que cela pouvait constituer une infraction.

«Je n’avais jamais vécu cela auparavant, alors je me suis dit : “Eh bien, c’est peut-être assez courant.” Je ne me rendais pas compte que cela avait pris une telle ampleur», a-t-il dit.

En vertu du Code pénal, il est illégal de négocier une récompense ou un avantage lié à la démission d’un mandat politique.

M. Paton a indiqué que la police viendrait le voir mercredi matin et qu’il pensait que deux autres conservateurs avaient été entendus par la GRC ces derniers jours.

Mme Findlay, qui a remporté la direction du parti en mai, mais ne siège pas à l’Assemblée législative, se présentera ce mois-ci à une élection partielle dans la circonscription d’Abbotsford-Mission. Ce siège a été libéré par la conservatrice Reann Gasper, qui a depuis été nommée cheffe de cabinet adjointe de Mme Findlay.

Mme Findlay a nié avoir proposé des emplois en échange de démissions et a qualifié d’«absurdes» les allégations selon lesquelles un enregistrement publié en ligne prouverait qu’elle l’avait fait illégalement.

Elle a déclaré dans un communiqué la semaine dernière que ces enregistrements correspondaient à des «discussions politiques normales» qui ne constituaient pas une infraction pénale.

«Toute personne impartiale qui écoutera l’enregistrement se rendra immédiatement compte qu’il ne s’agit pas d’une allégation de mauvaise foi concernant un acte répréhensible», a-t-elle écrit.

La GRC a indiqué la semaine dernière qu’elle avait connaissance de l’enregistrement présumé de Mme Findlay s’adressant à des députés conservateurs, mais «ne confirme ni ne dément l’existence d’une enquête ni l’identité de toute personne susceptible de faire l’objet d’une enquête, tant qu’aucune accusation n’a été portée».

Sept députés provinciaux ont quitté les rangs du Parti conservateur ce mois-ci, certains invoquant des divergences idéologiques et stratégiques avec Mme Findlay.

Bruce Banman a qualifié lundi Mme Findlay de «non éligible» et a déclaré qu’elle s’était entourée de personnes soucieuses de savoir si les députés provinciaux étaient «suffisamment d’extrême droite».

Ashley Joannou, La Presse Canadienne