La Chine nie encore avoir recours au travail forcé dans ses usines automobiles

Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
La Chine a réfuté une nouvelle fois les allégations de travail forcé dans ses usines automobiles après la controverse créée par un député canadien semblant mettre en doute les violations des droits de la personne dans ce pays.
L'ambassade de Chine au Canada a publié vendredi soir un message sur les réseaux sociaux pour nier que le travail forcé serait utilisé dans la production de composants de véhicules électriques chinois. Elle a qualifié les allégations de «mensonge flagrant» que certains utiliseraient pour discréditer l'accord Canada-Chine sur les véhicules électriques.
Le député libéral Michael Ma a présenté jeudi des excuses à la suite d'un échange tendu survenu lors de la comparution d'une experte devant un comité permanent de la Chambre des communes. Il lui a demandé si elle avait vu de ses propres yeux des cas de travail forcé en Chine après que celle-ci eut affirmé que des véhicules chinois étaient fabriqués à parti de produits issus du travail forcé réalisé par des membres de la minorité ouïghoure.
M. Ma a précisé par la suite qu’il s’était en fait renseigné sur le travail forcé à Shenzhen, un pôle de fabrication de véhicules électriques, et non au Xinjiang, où le gouvernement chinois est accusé de commettre des abus généralisés à l’encontre des Ouïghours.
Les conservateurs insistent pour que le premier ministre Mark Carney réagisse aux propos de M. Ma et clarifie la position du gouvernement fédéral sur la question du travail forcé alors que le Canada renforce ses relations commerciales avec la Chine.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a demandé à M. Carney de répondre par oui ou par non à la question de savoir si le premier ministre estimait qu’il existait du travail forcé en Chine, dans un message publié samedi matin sur les réseaux sociaux, faisant écho à un appel précédent du porte-parole conservateur en matière d’affaires étrangères, Michael Chong, qui avait demandé au premier ministre de clarifier «d'urgence» sa position.
-- avec des informations fournies par Dylan Robertson et Nick Murray
Kathryn Mannie, La Presse Canadienne