Journée internationale des travailleuses et des travailleurs
1er mai: Droits piétinés, faut résister
Par Salle des nouvelles
À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, des organisations syndicales, communautaires et de la société civile unissent leur voix pour dénoncer les reculs importants en matière de droits économiques et sociaux au Québec.
Sous le thème « Droits piétinés, faut résister », le Réseau Vigilance de Lanaudière a organisé des actions de mobilisation devant plusieurs chambres de commerce de la région pour dénoncer les atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs bafoués par les politiques d’austérité gouvernementales.
« Par ses politiques, la CAQ fragilise le filet social, dénoncent les représentants du Réseau vigilance de Lanaudière. Les personnes les plus vulnérables en font les frais, comme les personnes immigrantes, les femmes et les jeunes. Le gouvernement pousse l’audace jusqu’à tenter de museler tous les contre-pouvoirs, car nous osons nous élever contre ce démantèlement méthodique des politiques et des programmes qui ont fait du Québec un endroit où l’égalité des chances est un peu plus réelle que dans le reste de l’Amérique du Nord ».
La gouvernance de la CAQ, c’est l’effritement des services publics et leur privatisation, le retour de l’austérité dans les missions de l’État et dans les programmes sociaux, l’affaiblissement des syndicats, l’inaction face à la crise du logement et l’étranglement financier du secteur communautaire autonome. Ces 8 ans de gouvernement caquiste, c’est aussi la démission devant l’urgence climatique.
Syndicats, groupes communautaires, féministes, étudiants, organisations de défense des droits de la personne... voilà autant d’acteurs de la société civile qui, en cette Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, souhaitent faire front commun contre des gouvernements qui n’écoutent que leurs ami-es de la haute finance et les entrepreneurs à la recherche de juteux contrats fort profitables pour remplacer les établissements publics.
« Avec la CAQ, nos droits sont piétinés. Nous disons aujourd’hui que nous entendons résister, tous ensemble. La bataille ne sera pas celle des syndicats contre la CAQ, des groupes communautaires contre la CAQ ou encore des étudiantes et étudiants contre la CAQ. Ce sera celle de toute la société civile contre une vision étroite de ce que doit être une société. Nous exigeons un changement de cap : nous voulons être entendus et écoutés. Nous attendons d’un gouvernement qu’il soit guidé d’abord par le bien commun. Nous mettons en garde tous les partis qui aspirent à former le prochain gouvernement en agissant en sens contraire, comme l’a fait la CAQ avec toutes ces lois qui nous sont imposées malgré une large opposition et malgré, il faut bien le souligner, leur caractère antidémocratique et contraire à la Constitution. »
