Les policiers de la Sûreté du Québec mettront leurs drapeaux en berne tout au long de cette fin de semaine afin d’honorer la mémoire des victimes de collisions mortelles. Ce geste coïncide avec la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route qui a lieu le dimanche 16 novembre.
Avec cette initiative, les policiers souhaitent témoigner leur soutien aux nombreuses familles touchées par le décès d’un proche dans ces événements tragiques. « Se faire réveiller la nuit pour se faire annoncer la mort d’un proche est l’une des situations les plus difficiles et, malheureusement, ça arrive encore trop souvent », affirme l’inspecteur Jimmy Potvin, responsable de la Direction de la sécurité routière et récréotouristique.
Les policiers de l’ensemble du Québec souhaitent que leur message soit entendu, alors que les usagers de la route ont un important rôle à jouer dans leur sécurité et celle des autres. Les excès de vitesse, l’utilisation du téléphone cellulaire au volant et la capacité de conduite affaiblie font malheureusement toujours partie de comportements fréquemment observés sur la route. La ceinture de sécurité est quant à elle encore trop souvent laissée de côté. Un fait préoccupant alors que, selon les données de la Sûreté du Québec, elle réduit de moitié les risques d'être tué ou blessé gravement dans une collision.
Dans le but de faire prendre conscience à la population de l’ampleur de ces tragédies, des employés de la Sûreté du Québec se sont rassemblés cette semaine au Grand quartier général, à Montréal. Un rassemblement qui représente le nombre approximatif de victimes décédées l’année dernière à la suite de collisions sur le territoire de la Sûreté, soit 276 victimes. Par ailleurs, un véhicule de patrouille arborant l’identifiant 0210 qui apparaît dans la photo représente le nombre de personnes décédées depuis le début de l’année 2014.
En 2013, 258 collisions mortelles sont survenues sur le territoire de la Sûreté du Québec.
Notons qu’il s’agit de la première fois dans l’histoire de la Sûreté du Québec que les drapeaux de l’organisation sont mis en berne, partout en province, dans des circonstances autres que des décès de policiers morts en devoir ou des décès officiels.
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