Les travailleurs de la scierie TAG Saint-Michel sont prêts à se mobiliser afin de conserver les droits de coupe de leur ancien employeur dans la région de Saint-Michel-des-Saints.
C’est le consensus auquel est arrivé le Syndicat des employé-es de la Scierie de Saint-Michel-des-Saints (CSN) lors d’une assemblée générale tenue hier soir. L’usine a fermé ses portes en avril dernier et sa propriétaire, les Entreprises TAG, a déclaré faillite le 16 juillet 2014.
« Le futur acquéreur de l’usine ne doit pas penser qu’il peut simplement partir avec les droits d’approvisionnement. Bonne chance! Il faut que tout soit usiné à Saint-Michel » a affirmé le président du syndicat, Marcel Hogue.
Il a bon espoir que la scierie trouvera un acheteur. Les intéressés ont jusqu’au 26 septembre pour déposer une offre d’achat et un plan d’affaire durable pour l’opération de l’usine.
« Avec un peu d’amour, on peut faire des bonnes affaires, a assuré M. Hogue. Avec l’expérience de notre main-d’œuvre, il y a beaucoup de potentiel. C’est une question d’optimisation. »
L’usine TAG était le principal employeur de la ville de Saint-Michel-des-Saints. À son apogée, 100 personnes travaillaient à la scierie, et plus de 250 autres à la récolte du bois.
Selon Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN, la ressource forestière attribuée à la scierie de Saint-Michel-des-Saints est primordiale pour la relance économique de la région.
« Pour l’économie régionale de la Haute-Matawinie, pour sa survie même, il faut que cette usine reste en opération à Saint-Michel, a-t-elle commenté. Il n’y a plus rien à Saint-Michel. Il faut rouvrir cette usine! »
C’est là qu’à l’âge de 14 ans, Réjean Venne, vice-président du syndicat de la scierie, a commencé sa vie professionnelle, il y a déjà 41 ans. Son ancien employeur l’ayant laissé sans régime de retraite, il comptait pouvoir travailler à l’usine pendant les années à venir.
« Il faut me rendre à la retraite, mais c’est bien plus que ça : j’espère que nos enfants pourront y faire une bonne vie aussi, a dit M. Venne. Je ne veux pas voir notre jeunesse partir. »