Faits divers et judiciaires

Philippe Mailhot plaide non-coupable

Guy Latour

Soupçonné de voie de fait de grave sur un joueur du Big Foot de Saint-Léonard-d’Aston, en mars dernier, un joueur du Blizzard, Philippe Mailhot, a été formellement accusé, le 9 juin, au palais de justice de Joliette.

On reproche à M. Mailhot, 36 ans, de Rawdon, d’avoir soit blesser, mutiler ou défigurer la victime, Louis-Étienne Leblanc, lors de l’échauffement avant le quatrième match de la série demi-finale.

L’accusé, qui était présent au tribunal, a plaidé non-coupable lors de sa comparution devant le juge Carol Richer. La cause a été reportée au 8 septembre prochain, pour orientation. La Couronne a déjà remis la divulgation de la preuve à la Défense. Philippe Mailhot sera représenté par Me Richard Pascone.

« Nous allons prendre connaissance de la preuve avant de prendre une décision sur la suite du dossier. Une date de procès ne devrait pas être fixée avant quelques mois », a mentionné Me Pascone.

Un autre joueur du Blizzard, Keven Talbot, 26 ans, de Saint-Michel-des-Saints, fera aussi face à la justice en lien avec l’évènement de mars dernier. Il sera accusé de voie de fait causant des lésions corporelles et devrait comparaître le 16 juin, aussi à Joliette.

Rappel des faits

Le 14 mars dernier, une mêlée générale a éclaté durant la période de réchauffement.  Durant la mêlée, un joueur du BigFoot, Louis-Étienne Leblanc a été sérieusement blessé au visage à la suite d’un coup de poing de Philippe Mailhot.

 Il a été hospitalisé et a dû subir une délicate intervention chirurgicale. Il a notamment subi une double fracture au visage. Encore aujourd’hui, la douleur serait omniprésente.

Suite à la blessure de Leblanc, Le BigFoot a refusé de jouer le match du 14 mars. Après une réunion d’urgence, trois jours plus tard, les gouverneurs de la Ligue Senior de la Mauricie avaient décidé à l’unanimité d’expulser le Blizzard de la ligue.  De plus, le propriétaire, directeur général et entraîneur-chef, Pierre-Luc Payette, et Philippe Mailhot, ont aussi été bannis à vie de la LHSAM.