Faits divers et judiciaires

Une décision de la Cour suprême réjouit les criminalistes d'ici

Guy Latour

La décision de la Cour suprême du Canada concernant l’inconstitutionnalité des peines minimales en matière de possession d’arme à feu est très bien reçue par des avocats criminlistes de la région.

« C’est un très bon jugement selon moi. Il y avait souvent des cas où les sentences imposées étaient nettement exagérées, compte tenu des circonstances du geste commis », a expliqué Me Louis-Philippe Laplante, avocat de la Défense depuis plus de dix ans.

En 2008, le gouvernement Harper avait adopté une loi, où les peines minimales étaient de un à trois ans pour une première offense et de cinq ans pour une seconde.  

Or, le plus haut tribunal du pays, dans un jugement à six contre trois, a confirmé le 14 avril, deux décisions de la Cour d’appel de l’Ontario qui avait affirmé qu’il s’agissait de « peines cruelles et inusitées».

Pour Me Laplante, il très est important d’individualiser la peine pour une personne accusée. « Avec l’adoption de la loi, en 2008, les juges avaient les mains liées. Mais la décision de la Cour suprême devrait permettre à la magistrature d’exercer à nouveau leur pouvoir discrétionnaire en matière de sentence», espère-t-il.

D’autres infractions sont aussi passibles de peines minimales depuis 2008 soit des crimes reliés à la drogue et à caractère sexuel. Selon un dernier décompte,  57 infractions faisaient l’objet d’une peine minimale comparativement à 29, en 2005.