Publicité
LaPlaza - Centre d'achats en ligne

Derrière le banc , par

23 novembre 2017 - 11:21

Développement du hockeyeur

1 Commentaire(s)

Au fil de mes années d’expérience comme joueur de hockey et comme entraîneur, j’ai pu me forger une opinion sur les points importants à surveiller quand on parle du développement d’un joueur de hockey. Durant ma carrière de joueur qui m’a mené dans différents milieux et cultures du hockey comme les programmes Américains, Canadiens et Européens, j’ai pu observer quelques variantes dans les façons de faire. Étant entraîneur au niveau junior et impliqué au niveau international, j’ai pu aussi faire des constatations et me forger ma propre opinion et façon de faire quant au développement des joueurs. Voici mon point de vue sur les quatre phases que l’on utilise pour bâtir notre plan avec le programme de Hockey Canada.

DÉVELOPPEMENT PHYSIQUE

Le développement physique d’un individu est une des bases que tout athlète doit posséder peu importe le sport. Ce que je constate depuis des années, c’est que les jeunes joueurs qui se présentent à nous au niveau junior, sont de plus en plus des jeunes qui ne connaissent que le hockey. Ils sont de moins en moins des athlètes complets ayant seulement pratiqué le hockey ou très peu d’autres sports. Ce manque d’habiletés motrices générales pouvant être acquises dans d’autres sports et transférées au hockey peut ainsi limiter la progression d’un joueur sur la glace et hors glace.

Le joueur le plus agile avec qui j’ai eu la chance de jouer est Martin St-Louis du Lightning de Tampa Bay et des Rangers de New York. Agile, rapide et fort sur ses jambes, Martin a assurément bénéficié d’avoir fait de la gymnastique étant jeune, un sport qui développe la force, la souplesse, l’agilité et le contrôle de son corps dans l’espace.

Le joueur le plus agile avec qui j’ai eu la chance de travailler comme entraîneur, est Nick Ehlers des Jets de Winnipeg. Nick, en arrivant junior, démontrait déjà des qualités exceptionnelles dans son agilité sur patin. Un Danois d’origine qui excellait et ,je suis certain, qui excelle encore dans deux sports, soit, le tennis et le soccer. Deux sports qui demandent des déplacements et des changements de direction rapides, une coordination et une agilité importante pour situer son corps versus un objet comme le ballon et la balle. Sur la glace, j’ai vu Nick récupérer des rondelles avec ses patins à haute vitesse, capter des rondelles avec son bâton loin derrière lui, changer de directions rapidement pour aller dans un espace libre etc...tout ça à une vitesse que personne de pouvait reproduire.

J’aurais plusieurs autres exemples, mais si on se concentre sur ces deux joueurs, il est évident pour moi qu’ils ont bénéficié de leur expérience dans d’autres sports.

L’acquisition d’habiletés motrices générales aide le joueur de hockey à se développer et rapporte ses fruits tant au niveau de son développement sur glace que dans l’atteinte de son plein potentiel hors glace. Ainsi, il gagne une longueur d’avance quant à la force, la puissance, l’agilité etc...

Il est donc clair pour moi que le hockey 11 ou 12 mois par année est un obstacle au développement des joueurs de hockey. Il est important de former des athlètes complets en bas âge avant de former des joueurs de hockey.

Au cours des prochaines semaines j’aborderai le côté psychologique, technique et environnemental du développement.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Toutes vos réactions

1 réaction(s)
  • Je suis entièrement d'accord avec le constat. Il y a des parents qui veulent à tout pris que leurs jeunes performent comme si c'était presque qu'une question d'image, de paraître. Dans un société ou l'image est une valeur prioritaire, je penses que les écoles de hockey, les ateliers xyz qui offres du perfectionnement, devrait enseigner ce principe dont tu fais pars dans ton éditorial ainsi, par la bande, on pourrait espérer que les parents corrige le tir! Salut M.Dom!
    Michhhel! - 2017-11-25 09:17