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13 octobre 2017 - 08:36

Drouin à Montréal

Suite à la transaction qui a amené Jonathan Drouin avec les Canadiens de Montréal au mois de juin denier, plusieurs personnes me posent des questions au sujet de Jonathan et les années où j'étais son entraîneur avec les Mooseheads de Halifax.

Le premier mot qui me vient à l'esprit lorsqu'on me demande quel genre de joueur il est, c’est COMPÉTITEUR. Un joueur qui veut faire la différence et aider son équipe à gagner. C'est un jeune homme qui met la barre très haute pour lui même et qui est très exigeant quant à la qualité de son jeu. PASSIONNÉ est aussi une caractéristique qui le décrit bien.

Jonathan est un passionné du hockey, ce qui s'exprime de plusieurs façons. De un, il a assurément un talent naturel au dessus de la moyenne, mais ses habiletés viennent aussi du travail qu'il met et a mis étant plus jeune.

Lui et Nathan MacKinnon, dans nos années à Halifax, étaient très difficile à sortir de la glace après nos séances d'entraînements. Si on donnait 15 minutes libres aux joueurs à la fin de la pratique pour travailler sur des points spécifiques, ils voulaient toujours en prendre 20 ou 25. Jonathan travaillait continuellement sur ses habiletés à contrôler la rondelle ou sur son lancer.

Avant sa première saison avec nous, je l’avais rencontré avec notre directeur général Cam Russel lors d'un entraînement estival sur la glace. Lors de cette séance d'habiletés, Jonathan s'entraînait avec Jakub Voracek, Jori Hudler et d’autres joueursde la LNH.

Déjà à 16 ans, la vitesse de ses mains, sa coordination et son agilité avec la rondelle étaient au minimum équivalent que ceux des joueurs LNH. Ce qui démontre bien le travail qu'il a mis pour peaufiner ses habiletés naturelles et les rendre de la classe mondial.

Je peux facilement l'imaginer dans sa jeunesse sur la patinoire extérieure passer des heures avec ses rondelles et ses balles à travailler ses feintes et ses lancers. D’ailleurs, c’est ce qu'il faisait encore quand il retournait à la maison l'hiver lors de nos congés.

Sa passion je l'ai aussi vu par son intérêt à étudier le jeu. Lorsqu'il est arrivé du Midget AAA, il a dû s'adapter à un calibre de jeu supérieur. Ça lui a pris un certain temps, mais à force d'analyser le jeu, de regarder les séquences de nos matchs, il a identifié les façons dont il pouvait profiter des forces de ses coéquipiers et des faiblesses de ses adversaires. C'est possiblement le joueur avec qui j'ai travaillé qui connaissait le mieux les forces et les faiblesses de chacun des joueurs de la ligue. Il en faisait de même avec les joueurs de la LNH quand il était junior. Le seul autre joueur que j'ai pu travailler avec qui lui ressemble de ce côté est Dylan Strome de l'organisation des Coyotes de l'Arizona.

Je crois qu'avec les atouts qu'il possède et l'expérience acquise avec le Lightning de Tamba Bay, Jonathan connaîtra du succès à Montréal et ce pour très longtemps. Lorsque je l'ai rencontré cet été, j'ai pu constater et ressentir sa fierté d'être à Montréal et la confiance que l'organisation du CH mettait en lui.

Assurément comme tout joueur, il y aura des hauts et des bas, mais à court, moyen et long terme, il amènera beaucoup aux Canadiens et aux partisans.

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