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13 octobre 2017 - 11:01

« Les régions encore laissées pour compte », dénoncent Véronique Hivon et André Villeneuve

Par Salle des nouvelles

« Encore une fois, le gouvernement libéral démontre le peu d’écoute et de considération qu’il a à l’égard des régions : quatre des six nouveaux visages au sein du conseil des ministres proviennent de Montréal », déplorent en chœur les députés de Joliette et de Berthier, Véronique Hivon et André Villeneuve, dans la foulée du remaniement opéré cette semaine par le premier ministre Couillard.
 
« Cette opération est un véritable écran de fumée : 92 % du budget du gouvernement demeure entre les mêmes mains. Les acteurs principaux restent bien installés dans leurs sièges. Alors pour le changement et le nouvel élan, on repassera », de souligner Véronique Hivon. Les portefeuilles de la Santé, des Finances et de la Justice, notamment, conservent en effet les mêmes titulaires. « L’austérité libérale se poursuivra, les réformes Barrette ne seront pas corrigées et le système de justice va continuer de sombrer; l’échec des ministres en place se trouve désormais cautionné par Philippe Couillard. C’est tout à fait consternant », s’est pour sa part désolé André Villeneuve, pointant au passage que seulement 20% du budget est géré par des ministres femmes.
 
Pour les deux députés du Parti Québécois, il n’y a strictement rien dans ce remaniement pour les patients, les familles, les régions, ni les aînés du Québec. « Ce n’est pas avec ce changement cosmétique, à un an des élections, que les libéraux vont faire oublier tout le tort qu’ils ont causé au Québec. Les coupes en éducation, dans les soins à domicile, le chambardement dans le système de santé qui n’a strictement rien donné, les familles qui sont complètement étouffées, les plus vulnérables qui sont laissés pour compte, et les régions qui sont abandonnées : non, les gens ne vont pas l’oublier », a poursuivi Véronique Hivon, rappelant que la région de Lanaudière est toujours sous-financée en matière de santé, et que plus de 20% de la population n’a pas accès à un médecin de famille. « C’est sans compter les frais scolaires qui explosent, nous avons eu énormément d’appels de parents au bureau ces dernières semaines pour dénoncer les factures qui ne cessent de grimper, liées au matériel et au transport », a-t-elle ajouté.
 
Au point de vue éthique, il est trop tard, estime André Villeneuve, pour redorer le blason de ce gouvernement. « Avec le retour de Robert Poëti, on tente de mettre une couche de vernis. Mais rappelons que Robert Poëti avait été congédié par le premier ministre. Philippe Couillard admet donc son erreur, mais qu’admet-il exactement? Qu’il n’aurait pas dû le congédier? Qu’il a eu tort de vouloir balayer sous le tapis les enjeux éthiques? Quelle place aura Robert Poëti, ministre sans portefeuille? », s’est-il questionné.  
 
Nouveaux défis
L’opposition officielle a profité de l’occasion pour y aller de quelques recommandations, aux ministres. « Gaétan Barrette doit entendre raison et faire plus de place aux professionnels de la santé autres que les médecins. David Heurtel doit abandonner la consultation sur la discrimination systémique et le racisme, procès des Québécois, et mettre en place des mesures précises pour améliorer la francisation et l’accès à l’emploi des nouveaux arrivants », mentionne André Villeneuve. Quant à Véronique Hivon, elle réitère sa demande à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de recourir à la clause dérogatoire pour contrer les effets de l’arrêt Jordan, et ainsi freiner la multiplication des procès avortés et des accusés libérés pour cause de délais déraisonnables.
 
« Mais le changement solide, le vrai, c’est celui qu’apportera le gouvernement du Parti Québécois à l’automne 2018 », ont finalement conclu Véronique Hivon et André Villeneuve.

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