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15 novembre 2016 - 15:04

Chute d’une poutre dans la rivière Bayonne à Berthierville : la CNESST conclut à des lacunes

Par Salle des nouvelles

Le 14 avril 2016, vers 18 h 10, une poutre principale du pont en construction sur l’autoroute 40 en direction est, à Berthierville, déverse et s’effondre dans la rivière Bayonne. Cet événement cause des dommages majeurs. Heureusement, aucun travailleur n’est blessé.

À la suite de son enquête, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) retient comme principale cause de cet accident des déficiences dans la planification, la supervision et les moyens de contrôle des travaux d’installation de la première poutre, et des lacunes dans la mise en œuvre d’un procédé de montage sécuritaire.

La poutre déverse et s’effondre
Roxboro Excavation inc. a obtenu le contrat de reconstruction des ponts nord et sud de l’autoroute 40 au-dessus de la rivière Bayonne, à Berthierville. Pour l’érection de la structure d’acier des ponts, Roxboro Excavation inc. a retenu les services de l’entreprise Les Associés Gascon Érecteurs ltée. 

Le jour de l’accident, une équipe de travail s’affaire à l’installation de la première poutre du pont sud. Vers 17 h, les grues relâchent la poutre, qui est arrimée temporairement. Vers 18 h 10, la poutre s’effondre dans la rivière. Les dommages causés par l’événement sont majeurs. La présence de travailleurs, au moment de l’effondrement, aurait pu être tragique. 

Deux causes expliquent l’accident
L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident. 

D’abord, le déversement de la poutre P4 a été provoqué par la présence des câbles d’acier et des palans à crochet qui entravaient la mobilité des supports latéraux temporaires. 

Ensuite, la planification, la supervision et les moyens de contrôle des travaux d’installation de la première poutre étaient déficients quant à la mise en œuvre d’un procédé de montage sécuritaire. 

Exigences de la CNESST 
À la suite de l’accident, la CNESST a notamment exigé du maître d’œuvre, Roxboro Excavation inc., et de l’entreprise Les Associés Gascon Érecteurs ltée l’adoption d’une procédure de travail sécuritaire pour sortir la poutre de la rivière. De plus, la CNESST a exigé le recours à une nouvelle procédure de montage des poutres en acier, attestée par un ingénieur. Les employeurs se sont conformés à ces exigences.

Suites de l’enquête
Afin d’éviter qu’un tel accident se reproduise, la CNESST informera les associations patronales de la construction (Association de la construction du Québec, Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec, Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec) des conclusions de son rapport d’enquête, afin qu’elles demandent aux maîtres d’œuvre et employeurs responsables du montage de s’assurer que la procédure de montage de l’ouvrage temporaire est complète et émise pour construction par l’ingénieur concepteur de l’ouvrage temporaire, et que toute modification concernant l’ouvrage temporaire est approuvée par ce dernier.

Pour en savoir plus
Rapport d’enquête : http://www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ed004116.pdf 

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